La poétesse en slip. 12 poèmes

Série de poèmes “La poétesse en slip” , un début d’une série que je souhaite et espère longue et de plus en plus travaillée et fouillée, foldingue et vivante à sa façon !

-La poétesse en slip

a planté un long bâton dans l’humus,

lâché ses cheveux fous,

murmuré ” Je m’en fiche bien pas mal”,

et déroulé ses mélopées autour du bois planté pour que renaisse

en bourgeons et chaleurs désirées,

un printemps trop longtemps espéré !

Emue par la grâce d’une courbure,

par un sourire tendre,

par un éclat lumineux,

la poétesse en slip

est un conglomérat d’absorptions

de sensations intenses et fugitives,

un abri à agitations passagères.

La poétesse en slip,

a lu tous les romans,

Elle les a mangés,

pleurés, rêvés,

désormais, des fleurs de son jardin,

elle tire des couleurs

et peint sur les pages

des nouveaux romans qu’on lui présente,

des formes en mémoire du futur.

La poétesse en slip

cultive ses moments de folie.

Longs cheveux dépeignés,

musique à fond,

elle bouge et fait moult grimaces

en gigotant comme elle en a ENVIE !

La poétesse en slip

ne possède aucun slip.

Elle porte

des culottes,

Ou pas …!

La poétesse en slip

a déposé dans l’herbe

trois morceaux de sucre.

Elle attend, elle attend

de pouvoir observer les fourmis

patiemment occupées à annuler les

granuleux rectangles blancs

sur la fraîche étendue verte.

La poétesse en slip

n’est ni jeune ou vieille,

elle est sa mère et sa fille,

elle est toutes ses sœurs inconnues,

en elle, toutes,

le sein haut et rebondi,

la vulve rosée,

le sein lourd et bas,

la vulve grisée et asséchée,

le sein mou et léger,

la vulve étirée,

la poétesse en slip

est appréciée de ses frères

dans son univers ré-inventé.

La poétesse en slip

a tant chanté de berceuses,

tant conté d’histoires,

tant endormi d’enfants,

la poétesse en slip

dit : ” Je veux maintenant que des bandes de tourterelles

me frôlent la joue,

que des hordes de lionnes me lèchent partout,

et que des orques en meute m’enlèvent

et m’emportent avec elles

dans le liquide amniotique

de la grande caverne verte et bleue

où me caresseront de douces nageoires

et des mains pleines de doigts d’attentifs sirens.”

Elle est tombée dans le cercle des corneilles

La poétesse en slip :

Les voyant tournoyer chaque jour,

noires ailes vastes,

trainant dans un envol de becs

de lourds branchages

pour les bâtis de saison,

elle s’est prise d’amour

pour cette meute noire qui

criaille et graille

sans lassitude.

La poétesse en slip

s’en moque bien pas mal

de toutes ces injonctions :

Non elle ne pratique ni yoga ni marche à pied nordique,

Elle reste des heures au lit,

et Soudain !

Elle danse et danse

échevelée et rieuse

La poétesse en slip !

Elle restait étonnée

La poétesse en slip,

lorsqu’avant cette femme,

lui montrait sa fierté

en photos,

de toujours porter

sur ses lèvres

Ce rouge vif,

y compris pendant

cette randonnée montagnarde.

Ce rouge vif arboré comme un signe de gloire.

Sentiment d’étrangeté.

La poétesse en slip

a l’esprit en détente-

Sa fougue se relâche

puis s’élance en jets d’étincelles,

une nébuleuse d’idées

se crée en connexions de synapses

qui se balancent

nonchalamment;

Grappes de fleurs de glycine suaves.

Ces 12 poèmes sont écrits par Magda Hoibian, Peintre et autrice, @MagdaHoibian

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